Notre tâche : Mission sérénité
Apporter le plus de bien être effectif possible à toutes celles et ceux qui nous suivent.
Apporter le plus de bien être effectif possible à toutes celles et ceux qui nous suivent.
Un des problèmes majeurs dans beaucoup d'enseignements, c'est celui qui concerne l'existence de l'ego.
Étant donné que la psychologie moderne fait une large place à l'importance de l'ego, à son développement ou à ces dysfonctionnements, il est naturel que les gens adhèrent d'emblée à cette théorie. Mais l'approche de la psychologie définit l'ego non pas comme une mauvaise réflexion de notre identification mais comme une entité.
L'ego n'est lui-même que l'illusion à laquelle il ne faut pas croire. Il est une réduction de la conscience qui apparaît spontanément à fin que le monde se mette en mouvement. En effet, si chaque être ne vivait plus sous l'illusion, la dynamique du monde serait absente.
A la naissance, l'ego n'existe pas encore alors que le bébé développe ses capacités mentales. En même temps que ce développement, les pensées deviennent de plus en plus cohérentes et personnelles. Entouré de parents vivants dans l'illusion, l'enfant reçoit ces influences et développe lui-même la croyance en sa personnalité. Peu à peu, la mémoire et les expériences vont coaguler toutes les pensées en un personnage fictif, que nous appelons ego, et qui est fait de tous les conditionnements acquis.
Puisque nous pouvons observer les pensées, ce sont des objets extérieurs à nous-mêmes, et donc, nous ne sommes pas elles. Donc, si l'ego est l'ensemble historique de ces pensées, nous sommes ainsi antérieurs à cet ego. Puisque nous sommes antérieurs à cet ego, si l'ego disparaît, nous ne disparaissons pas. Comme tous les jours, nous ne mourrons pas durant le sommeil sans pensées, cela démontre notre indépendance des pensées.
Alors, si l'ego n'est qu'un ensemble de pensées, cela veut dire qu'il n'a pas de substrat, il change en fonction de conditions extérieures. Pourtant, malgré ces changements, nous sommes convaincus que ce que nous appelons « je » reste. Mais ce « je » que nous reconnaissons comme étant nous-mêmes, observateur des pensées, nous ne le connaissons pas.
En observant les pensées, l'existence d'une entité définit, que les psychologues appellent ego, disparaît. Même si cette disparition est temporaire, cela prouve que l'ego n'est qu'une illusion temporaire. Méditer, c'est revenir à sa véritable identité, réalisé l'illusion.
Les enseignements qui disent « Tu as un gros ego »,« Laissez tomber votre ego », « Mettez votre ego dans votre poche »,... sont dangereux car ils sous-entendent que vous avez deux personnalités ; une, bonne, qui médite et aspire à être un saint, et une autre, que vous appelez ego et qui doit disparaître. C'est un enseignement schizophrénique qui crée beaucoup de conflit. Ceux-ci culpabilisent ou se découragent de ne pas avoir d'évolution dans leur pratique.
La vérité est que vous êtes l'observateur, sans pouvoir vous définir plus, et que les pensées vont et viennent. Il n'y a pas d'ego à chasser, pas d'effort à faire.
Une des choses les plus difficiles de notre société actuelle est de rester à rien faire. En effet, le monde occidental critique et condamne les personnes inactives. Toute notre éducation est basée sur le principe qu´il y a toujours quelque chose à faire.
Pourtant, l'étudiant sérieux doit fermement être convaincu qu'il n'est pas l'auteur de ces actes. C'est un artifice de l'enseignement qui lui permettra de s'éveiller. S´identifier comme étant l'auteur de ces actes, même en imaginant être Dieu, n'aide pas le pratiquant. La condition d'observateur étant propice à l'apparition de l'état d'Eveil, le mental ne peut comprendre le lien véritable qu'il y a entre le Soi et les activités.
Pour cette raison, le pratiquant doit apprendre à lâcher prise sur ses actions et les pensées. C'est une démarche qui fait peur car le pratiquant avance dans un terrain inconnu.
Il faut apprendre à accepter l'inaction. Pour cela il existe plusieurs exercices :
"Mais la bonne nouvelle dans tout cela, c'est que vous pouvez effectivement vous libérer du mental. Et c'est là la seule véritable libération. Vous pouvez même commencer dès maintenant. Écoutez aussi souvent que possible cette voix. Prêtez particulièrement attention aux schémas de pensée répétitifs, à ces vieux disques qui jouent et rejouent les mêmes chansons peut-être depuis des années. C'est ce que j'entends quand je vous suggère « d'observer le penseur ». C'est une autre façon de vous dire d'écouter cette voix dans votre tête, d'être la présence qui joue le rôle de témoin. Lorsque vous écoutez cette voix, faites-le objectivement, c'est-à-dire sans juger. Ne condamnez pas ce que vous entendez, car si vous le faites, cela signifie que cette même voix est revenue par la porte de service. Vous prendrez bientôt conscience qu'il y a la voix et qu'il y a quelqu'un qui l'écoute et qui l'observe. Cette prise de conscience que quelqu'un surveille, ce sens de votre propre présence, n'est pas une pensée. Cette réalisation trouve son origine au-delà du « mental »."


